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| Publi le lundi 25 avril 2005Ne nous pressons pas de partir... Encore quelques petites notations au petit bonheur des chemins. Le vélo, avec quelques autres sports rares (comme la boxe) a fomenté une mythologie. La geste cycliste, avant de submerger le petit écran estival, attirait la plume de grands écrivains ou journalistes : Albert Londres, par exemple (le tour de France 1924), Buzzati, Cingria, Alfred Jarry... Mais l’épopée jaillit du vélo de souffrance, pas de la bicyclette. La littérature parle peu de la bicyclette, beaucoup du vélo. C’est pourquoi Jules Romains, dans « Les copains » (1922), est précieux : Je n'ai peur d'aucun instant futur.Le pire événement, je passerais dessus, comme sur ce caillou. Mon pneu le boirait... à peine une petite secousse... Je n'ai jamais conçu, comme ce soir, la rotondité de la terre. Me comprends-tu ? La terre toute ronde, toute fraîche, et nous deux qui tournons autour par une route unie entre des arbres... Toute la terre comme un jardin la nuit où deux sages se promènent. Les autres choses finissent quelque part ; il le faut bien. Mais un globe n'a pas de fin. L'horizon devant toi est inépuisable. Sens-tu la rotondité de la terre ? (...)
Quand deux vélos se croisent et se saluent, c’est deux espaces incontestés qui s’effleurent dans leur course fuyante ; le contraire du heurt, de la collision...
Par liseron • 2005-04-25 13:28:30 Permalien | • 1 Commentaire : Commentaire crit le mardi 26 avril 2005 à 17:02:22 (lien) *primogirl - www.bazar_blue.monblogue.com Salut! Ton site est génial! si tu veux venir voir le mien, c'est www.bazar_blue.monblogue.com je veux avoir de tes commentaires et ceux de tout le monde! Ajouter un commentaire |
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