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| Publi le samedi 06 novembre 2004Le philosophe-poète Michel Serres évoque ainsi le suffixe –escence : « ...en la luminescence ou l’incandescence, croît ou décroît, par éclats et occultations, une lumière dont l’intensité se cache et se montre en frémissant de commencer, quoique prête sans cesse à s’éteindre ; (...) » Et de parler encore de l’adolescence, de l’efflorescence, de l’arborescence, de l’effervescence... dans son livre : Hominescence(Le Pommier, 2001). Ecoulement plus régulier et durable avec les mots en –use, comme l’eau sourdant des vannes de l’écluse. Ces mouvements d’usure, ces clignotements et tremblements divers touchent aussi les mots s’alignant sur la page. La poursuite noir sur blanc a ses points de côté, son arythmie, ses arrêts... Ainsi fonctionne souvent l’écriture du journal. Il y a bien sûr les as du crayon métronomique, le taylorisme des travaux et des jours, l’artisanat souvent de jours heureux... et l’artiste qui tremperait plus volontiers sa plume dans la bile de jours noirs. Bonheur et drame sont à doses souvent différentes dans les ressorts de l’écriture : petite et grande aiguilles de la littérature, qui disent le temps des hommes. Autrefois, dans les fermes de mon pays, l’horloge comtoise n’avait qu’une seule aiguille... Et la littérature, une seule voix peut-être ? Par liseron • 2004-11-06 11:07:17 Permalien | Ajouter un commentaire • |
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