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| Publi le samedi 19 juin 2004
Jouer la belle...
A présent, les belles sentent bon le caoutchouc, le cuir, l’huile et le métal fins. Trapues et confortables sur leurs petites roues et leurs larges pneumatiques bien crantés, elles paraissent toutes légères quand on les soulève, très aériennes, très équilibrées quand deux sacoches surbaissées bien rebondies flanquent la roue avant... Mais l’oeil déporté du phare éclipse bientôt l’allure de biplan : c’est l’oeil du mécanicien à la lucarne de sa loco qui déchiffre la grisaille du ballast, les kilomètres d’asphalte. Du côté des bielles, trois plateaux et six pignons sont prêts à toutes les moutures, à tous les battements de coeur. Et pour compléter cette robustesse fougueuse, des chromes scintillants, une couleur cardinalice, le grenat, une autre endiablée, le rouge «méphisto». Le voyage recommençait bel et bien, avec les feux de l’imaginaire qui illuminent, dans les confins froids et pluvieux de la Comté, la poisse du mauvais temps... Et puis l’été a chauffé la maison et c’était comme une ère nouvelle qui boursouflait le paysage après la glaciation du dernier hiver. Les fourmis dans les jambes, dans la tête déjà les cigales. Les grands-parents ont redécouvert un rôle antique et l’enfant ne demandait pas mieux, pour qui le cercle n’était pas encore principe de mouvement. Ça tournerait rond plus tard... «Partez sur les routes !» Par liseron • 2004-06-19 08:54:45 Permalien | • 1 Commentaire : Commentaire crit le samedi 11 septembre 2004 à 14:18:00 (lien) Jai pas tout lu mais sa laire hot! Ajouter un commentaire |
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