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liseron Liens
| Publi le samedi 15 mai 2004
Par liseron • 2004-05-15 14:11:52 Permalien | • 3 Commentaires : Commentaire crit le mercredi 26 mai 2004 à 15:57:28 (lien) plume - http://plume.monblogue.com il y a tellement de poésie dans la nature... Pourquoi chercher ailleurs quand le merveilleux est à porté de ciel ? Commentaire crit le jeudi 20 mai 2004 à 16:38:49 (lien) féeréoline est-ce de l'air ou de l'eau ? Commentaire crit le mardi 18 mai 2004 à 09:54:02 (lien) Etolane - http://voldemots.blogspot.com/ À donner envie de prendre un bain de ciel! ;) Superbe!:) Ajouter un commentaire
Curieusement, je viens de lire «Soie» après «La lenteur», de M. Kundera. 65 et 51 petits chapitres... sur l’insoupçonnable légèreté de certaines vies. Une légèreté qui n’est pas frivolité ou papillonnage, mais une sérénité portée comme couleurs d’oiseaux ou pruine sur les fruits mûrs... Un secret éloigné des coffres-forts ou même des grandes portes noires du Buffet de Rimbaud («C’est un large buffet sculpté...»)..., qui me rappelle peut-être cet autre livre (Vie secrète, de Pascal Quignard) qui commence ainsi :
Le titre «Soie» est tombé sur ma table comme un pollen et l’on voit bien qu’on ne répond jamais correctement à certains questionnaires d’opinions («Comment avez-vous découvert ce livre... ?»).... Le petit «folio» de Baracco est entré chez moi par diverses mains et signes complices, qui ont cheminé par le Canada, l’Allemagne, la France... et il y a encore l’Italie de l’auteur, le Japon et le Vivarais du personnage... donc tout plein de voix et de fils ténus. Le roman de Kundera soutient que le XVIIIe siècle était déjà dans le culte de la communication et «Les liaisons dangereuses» de Choderlos de Laclos sont examinées dès la page 19 : «Rien dans ce roman ne demeure le secret exclusif de deux êtres ; tout le monde semble se trouver à l’intérieur d’une immense coquille sonore où chaque mot soufflé résonne, amplifié, en de multiples et interminables échos. On me disait quand j’étais petit qu’en posant un coquillage contre mon oreille j’entendrais l’immémoriale murmure de la mer. C’est ainsi que dans le monde laclosien toute parole prononcée reste audible pour toujours. Est-ce cela le XVIIIe siècle ? Est-ce le paradis du plaisir ? Ou bien l’homme, sans s’en rendre compte, vit-il depuis toujours dans une telle coquille résonnante ? En tout cas, une coquille résonnante, ce n’est pas le monde d’Epicure qui ordonne à ses disciples : «Tu vivras caché !» La lecture de«Soie» s’effiloche par cette dernière phrase: «Parfois, les jours de vent, Hervé Joncour descendait jusqu’au lac et passait des heures à le regarder, parce qu’il lui semblait voir, dessiné sur l’eau, le spectacle léger, et inexplicable, qu’avait été sa vie.» Par liseron • 2004-05-15 14:06:58 Permalien | Ajouter un commentaire • |
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