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| Publié le jeudi 1 avril 2004J’ai repris la route, les chemins de mon département, un jour chaque semaine, sur ma bicyclette… et le temps de printemps me manque pour suivre le soir, après l’étape, les sentiers d’écriture. Avant-hier, c’était les bords de Saône, des villages en cours de restauration, avec de grosses fermes branlantes, flanquées de tours médiévales… des villages désertés avec quelques tracteurs solitaires au milieu des grands champs. Un petit cimetière abandonné au milieu du bois, une porte de cuisine entrouverte et une jeune femme qui repasse dans la lumière, un transistor posé sur une chaise dans la cour de ferme et un air d’accordéon, quelques vieillards qui gratouillent une plate-bande, des bûcherons qui confirment la bonne direction : «Oui, tout droit, dans le bois…» C’est l’incroyable tranquillité du pays qui étonnait ce jour-là, une tranquillité vibrante de villages sans moteur, de villages au cœur de granges vides… Par liseron • 2004-04-01 11:41:06 Permalien | Ajouter un commentaire •
«L’errance est l’ultime refuge de notre mémoire du futur. Elle seule vous permettra, sur le seuil des espaces à naître, de dormir dans le chaud des mythes, plein de villages sous les paupières.» (Jacques Lacarrière, Errances/1983)
Par liseron • 2004-04-01 11:33:10 Permalien | Ajouter un commentaire • |
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